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Confucians, Daoists & Buddhists: The Cultivation Systems of Guardians of the Dafeng (大奉打更人) Explained

2026-03-31

Sagesse et Apprentissage

In Guardians of the Dafeng, Confucian scholars can make 'words become law,' Daoists form golden cores, and Buddhist monks achieve diamond bodies. Here's how each system connects to real Chinese philosophy.

Guardians of the Dafeng (大奉打更人) ne se contente pas d'emprunter la philosophie chinoise pour l'ambiance — elle construit des systèmes de pouvoir entiers à partir des véritables cadres du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme. Le résultat est un monde de cultivation où frapper plus fort nécessite de comprendre les Analects (论语), où former un noyau doré signifie saisir véritablement l'alchimie interne taoïste, et où l'arme la plus dévastatrice qui existe est une phrase bien construite.

Adapté du roman web par 卖报小郎君 (Mài Bào Xiǎo Lángjūn), le drame met en vedette Dylan Wang (王鹤棣) dans le rôle de Xu Qi'an (许七安), un ancien détective moderne réincarné dans la Grande Dynastie Feng (大奉王朝) en tant que modeste veilleur de nuit. Le monde dans lequel il entre fonctionne selon un strict Système à Neuf Grades (九品制) où chaque cultivateur — qu'il soit érudit, guerrier, moine ou sorcier — est classé de Grade 9 (le plus bas) à Grade 1, avec le mythique Super-grade (超品) se tenant au-dessus de tous. Quiconque atteint le Grade 3 ou plus franchit le seuil de 超凡 (chāofán) — le transcendant — et n'est plus vraiment mortel.

Ce système a été établi dans la tradition du roman par le Sage Confucéen (儒圣 Rú Shèng), la figure la plus puissante de l'histoire du monde. Il n'a pas seulement fondé une école de cultivation — il a créé l'ensemble du cadre que tous les chemins de cultivation suivent. Ce détail vous dit tout sur ce que cette histoire valorise : dans un monde rempli d'épéistes, d'immortels et de démons, l'homme qui a établi les règles était un érudit.

Voici comment chaque système de cultivation fonctionne, de quelle philosophie chinoise réelle il s'inspire, et quelles expressions capturent son essence.


Artistes Martiaux (武夫 Wǔfū) — Le Corps comme Arme

Le chemin principal de cultivation de Xu Qi'an est celui de l'artiste martial (武夫), et les neuf grades de la cultivation martiale se lisent comme un manuel sur la théorie des arts martiaux internes chinois :

  • Grade 9: 炼精 (Liàn Jīng) — Raffiner l'Essence
  • Grade 8: 炼气 (Liàn Qì) — Raffiner le Qi
  • Grade 7: 炼神 (Liàn Shén) — Raffiner l'Esprit
  • Grade 6: 铜皮铁骨 (Tóng Pí Tiě Gǔ) — Peau de Bronze, Os de Fer
  • Grade 5: 化劲 (Huà Jìn) — Neutraliser la Force
  • Grade 4: 意 (Yì) — Intention
  • Grade 3: 不灭之躯 (Bù Miè Zhī Qū) — Corps Indestructible
  • Grade 2: 合道 (Hé Dào) — Fusionner avec le Dao
  • Grade 1: 武神 (Wǔ Shén) — Dieu Martial

Les trois premiers grades — 炼精, 炼气, 炼神 — sont directement tirés du concept fondamental de 精气神 (jīng qì shén) dans les véritables 内家拳 (nèijiā quán) arts martiaux internes chinois. Dans des traditions comme le Taijiquan (太极拳), le Baguazhang (八卦掌) et le Xingyiquan (形意拳), le pratiquant raffine l'essence physique (精) en énergie vitale (气), puis raffine l'énergie vitale en conscience spirituelle (神). Ce n'est pas de la fiction — c'est la méthodologie d'entraînement réelle décrite dans des manuels d'arts martiaux classiques datant de plusieurs siècles.

Ce qui rend le système du drame astucieux, c'est comment il s'étend au-delà du cadre du monde réel. Après avoir raffiné l'essence, le qi et l'esprit, que se passe-t-il ensuite ? Le drame répond : votre corps devient littéralement indestructible, vous transcendez les limites physiques, et à l'apogée, vous devenez un dieu de la guerre. Il prend le véritable point de départ et l'extrapole à sa conclusion mythologique.

Le Grade 5, 化劲 (Neutraliser la Force), emprunte également au vocabulaire des arts martiaux réels. Dans le Xingyiquan, les trois étapes de développement de la force sont 明劲 (force évidente), 暗劲 (force cachée), et 化劲 (force neutralisante). À 化劲, vous n'avez plus besoin de rencontrer la force par la force — vous la dissoudre et la redirigez. Le drame rend cela littéral : les artistes martiaux de Grade 5 peuvent neutraliser les attaques entrantes à un niveau fondamental.

Le Grade 4, 意 (Intention), capture le principe des arts martiaux internes selon lequel l'esprit guide le corps — 以意导气 (yǐ yì dǎo qì), "utilisez l'intention pour guider le qi." À ce grade, la volonté d'un artiste martial devient une arme.

Idiome: 百折不挠 (bǎi zhé bù náo) — "Inflexible à travers des centaines de revers"

Signification : Persévérance qui ne peut être brisée par aucun nombre d'échecs.

C'est l'idiome de l'artiste martial, et c'est la caractéristique définissante de Xu Qi'an. Le chemin du 武夫 est le plus physiquement brutal de tous les systèmes de cultivation — il n'y a pas de raccourcis, pas de tours astucieux, pas d'aides externes. Vous raffinez votre corps à travers la douleur, et vous avancez à travers le combat. Chaque grade est gagné dans le sang.

Xu Qi'an n'a pas les pouvoirs élégants d'un érudit confucéen ou les techniques mystiques d'un taoïste. Ce qu'il a, c'est le refus de rester à terre. Il combat des adversaires qui le surpassent en grade, subit des dégâts qui devraient le tuer, et continue de se tenir debout. 百折不挠 n'est pas seulement sa personnalité — c'est sa méthode de cultivation. Le corps de l'artiste martial devient plus fort en étant brisé et reconstruit. La persévérance n'est pas une vertu pour le 武夫 ; c'est le mécanisme réel de l'avancement.

Utilisez-le : Quand quelqu'un réussit non pas par talent ou ingéniosité mais par un pur refus d'abandonner — surtout lorsque le chemin à suivre nécessite d'endurer des échecs répétés.


Érudits Confucéens (儒家 Rújiā) — Les Mots comme Armes

Le système de cultivation confucéen est la création la plus originale dans Guardians of the Dafeng, et la plus profondément ancrée dans la philosophie réelle. Les noms des grades ne sont pas des termes de fantaisie inventés — ce sont les véritables étapes de l'auto-cultivation morale décrites dans les textes confucéens classiques :

  • Grade 9: 开窍 (Kāi Qiào) — Ouvrir la Sagesse
  • Grade 8: 修身 (Xiū Shēn) — Auto-Cultivation
  • Grade 7: 仁者 (Rén Zhě) — Le Bienveillant
  • Grade 6: 儒生 (Rú Shēng) — L'Érudit
  • Grade 5: 德行 (Dé Xíng) — Conduite Vertueuse
  • Grade 4: 君子 (Jūn Zǐ) — Le Gentilhomme
  • Grade 3: 立命 (Lì Mìng) — Établir le Destin
  • Grade 2: 大儒 (Dà Rú) — Grand Érudit
  • Grade 1: 亚圣 (Yà Shèng) — Près du Sage
  • Super-grade: 儒圣 (Rú Shèng) — Le Sage

Ouvrez le Grand Apprentissage (大学 Dàxué), l'un des Quatre Livres du confucianisme, et vous trouverez la progression exacte que ce système encode : 修身 (cultiver le soi), 齐家 (réguler la famille), 治国 (gouverner l'état), 平天下 (apporter la paix au monde). Le drame prend cette feuille de route philosophique et la rend littérale. Au Grade 8, vous cultivez vous-même. Au Grade 4, vous êtes devenu un 君子 — l'idéal confucéen d'une personne moralement complète. Au Grade 2, vous êtes un 大儒 dont les mots redéfinissent la réalité. Au Grade 1, vous approchez de la sagesse elle-même.

Le pouvoir surnaturel central des cultivateurs confucéens est 言出法随 (yán chū fǎ suí) — "Les mots deviennent loi." Quand un confucéen de grade suffisant parle, la réalité obéit. Si un Grand Érudit dit "soyez silencieux", vous ne pouvez physiquement pas parler. S'il dit "agenouillez-vous", vos jambes fléchissent indépendamment de votre propre cultivation. Ce pouvoir évolue avec le grade : un érudit de Grade 6 pourrait faire taire une pièce, tandis qu'un de Grade 2 peut réécrire les règles du monde avec une phrase.

Ce n'est pas de la magie arbitraire — c'est un argument philosophique rendu littéral. Dans la pensée confucéenne, la rectification des noms (正名 zhèng míng) est fondamentale. Confucius a enseigné que le désordre social commence lorsque les mots perdent leur signification propre : "Si les noms ne sont pas corrects, le discours ne correspond pas à la réalité ; lorsque le discours ne correspond pas à la réalité, les affaires ne peuvent pas être menées." Le drame prend ce principe et l'arme : si la cultivation morale d'un érudit est authentique, ses mots portent le poids de la vérité elle-même, et la réalité doit se conformer.

Au Grade 4 (君子), le confucéen condense 浩然正气 (hàorán zhèngqì) — qi juste — un terme qui vient directement de Mencius (孟子). Dans le Mencius, il décrit 浩然之气 comme une vaste énergie inflexible qui remplit le ciel et la terre, produite par l'accumulation d'actions vertueuses. Dans le drame, cela devient une force tangible : une barrière contre le mal, une arme contre les injustes, et le fondement de tous les pouvoirs confucéens supérieurs.

Idiome: 学而不厌 (xué ér bù yàn) — "Ne jamais se lasser d'apprendre"

Signification : Les véritables érudits poursuivent la connaissance sans fin, sans ennui ni fatigue.

Dans Analects 7.2 : 子曰:默而识之,学而不厌,诲人不倦,何有于我哉? — "Le Maître a dit : 'Absorbant silencieusement la connaissance, apprenant sans se fatiguer, enseignant sans se lasser — quelles difficultés cela me présente-t-il ?'"

Dans le drame, ce n'est pas seulement une attitude académique — c'est une exigence de survie. La cultivation confucéenne est l'apprentissage. Vous ne formez pas votre corps comme un artiste martial ou ne préparez pas de pilules comme un taoïste. Vous lisez, vous réfléchissez, vous débattez, vous écrivez. Un confucéen qui cesse d'apprendre cesse d'avancer. Les Grands Érudits du drame ne sont pas puissants malgré leur amour des livres — ils sont puissants parce qu'ils aiment les livres. 学而不厌 est leur méthode de cultivation.

Utilisez-le : Quand une curiosité intellectuelle soutenue produit une maîtrise que les autres prennent pour un talent inné.

Idiome: 修身齐家 (xiū shēn qí jiā) — "Cultivez le soi, régulez la famille"

Signification : La première étape pour changer le monde est de se perfectionner soi-même.

Cette abréviation en quatre caractères du programme en huit étapes du Grand Apprentissage est l'ensemble du système de cultivation confucéen compressé en une phrase. Le drame rend littéral ce que le texte original voulait dire métaphoriquement : l'auto-cultivation morale (修身) n'est pas seulement une bonne idée — elle génère un pouvoir réel. Un confucéen qui a véritablement cultivé la vertu peut contraindre le ciel et la terre. Celui qui prétend simplement trouvera que ses mots n'ont aucune force.

Utilisez-le : Quand quelqu'un essaie de diriger les autres ou de changer les circonstances externes sans d'abord s'attaquer à ses propres défauts — ou quand l'amélioration personnelle produit une influence inattendue.


Cultivateurs Taoïstes (道门 Dàomén) — Trois Chemins vers l'Immortalité

Le système de cultivation taoïste dans Guardians of the Dafeng est divisé en trois sectes, chacune représentant une approche philosophique différente du Dao :

Secte du Ciel (天宗 Tiān Zōng) pratique 太上忘情 (tàishàng wàng qíng) — Détachement Suprême. C'est un concept taoïste réel : le plus haut état d'être implique de transcender tous les attachements émotionnels. Les cultivateurs de la Secte du Ciel répriment entièrement leurs émotions, croyant que les sentiments sont des obstacles à l'illumination. La phrase vient de la tradition philosophique taoïste et apparaît dans divers textes classiques — l'idée que le sage ressent des émotions mais n'est pas contrôlé par elles, ou dans l'interprétation plus extrême de la Secte du Ciel, que le sage élimine complètement les émotions.

Secte Humaine (人宗 Rén Zōng) pratique l'opposé : 七情六欲 (qī qíng liù yù) — Sept Émotions et Six Désirs. Plutôt que de réprimer les sentiments, les cultivateurs de la Secte Humaine embrassent tout le spectre de l'expérience humaine. Les sept émotions (joie, colère, chagrin, peur, amour, haine, désir) et les six désirs (provenant des six sens) ne sont pas des obstacles mais du carburant. Cela représente le principe taoïste selon lequel l'état naturel de l'humanité est en soi un chemin vers l'illumination — vous n'avez pas besoin de devenir inhumain pour devenir transcendant. Dans le drame, la Secte du Ciel et la Secte Humaine sont en conflit philosophique constant, et leur rivalité est l'un des fils les plus riches de l'histoire.

Secte de la Terre (地宗 Dì Zōng) pratique 无量功德 (wúliàng gōngdé) — Mérite Illimité. Les cultivateurs de la Secte de la Terre accumulent du pouvoir à travers de bonnes actions et le service au monde. Cela s'inspire à la fois des traditions taoïstes et bouddhistes d'accumulation de mérite — l'idée que l'action vertueuse génère un capital spirituel qui peut être converti en progrès de cultivation.

Les noms des grades pour les cultivateurs taoïstes utilisent une terminologie réelle d'alchimie interne (内丹 nèidān) familière à quiconque a lu de la fiction de cultivation chinoise :

  • 筑基 (Zhù Jī) — Construction de la Fondation : établir la fondation énergétique du corps
  • 金丹 (Jīn Dān) — Noyau Doré : former l'élixir doré dans le dantian (丹田)
  • 元婴 (Yuán Yīng) — Âme Naissante : le noyau doré se développe en un embryon spirituel
  • 渡劫 (Dù Jié) — Traversée de la Tribulation : survivre à l'épreuve de valeur du ciel
  • 陆地神仙 (Lù Dì Shén Xiān) — Immortel Terrestre : atteindre l'immortalité tout en restant dans le monde mortel

Ces termes précèdent la fiction moderne de plusieurs siècles. 金丹 (Noyau Doré) est un concept central dans les textes d'alchimie interne taoïste comme le Cantong Qi (参同契), écrit au 2ème siècle de notre ère. L'idée de raffiner un élixir intérieur par la méditation et la circulation du qi était l'alternative taoïste à l'alchimie externe (外丹 wàidān) — au lieu de préparer des pilules physiques d'immortalité (qui contenaient souvent du mercure et tuaient le praticien), vous cultiviez un élixir énergétique dans votre propre corps.

Idiome: 清静无为 (qīngjìng wúwéi) — "Action non forcée dans le calme"

Signification : Obtenir des résultats par la tranquillité et l'alignement avec l'ordre naturel, plutôt que par un effort forcé.

C'est le principe fondamental taoïste, tiré directement du Dao De Jing (道德经). 无为 (wúwéi) ne signifie pas ne rien faire — cela signifie agir sans forcer, couler avec les circonstances plutôt que contre elles. Dans le drame, ce principe se manifeste différemment dans chaque secte. La Secte du Ciel interprète 清静无为 comme un détachement émotionnel : n'agissez pas sur vos sentiments, ne laissez pas les désirs guider vos décisions. La Secte Humaine dirait que 无为 signifie agir naturellement, et que les humains naturels ont des émotions. La Secte de la Terre dirait que 无为 signifie agir sans motif égoïste — d'où leur accent sur le mérite par le service.

Le génie du drame est de montrer que le même principe philosophique produit trois méthodes de cultivation complètement différentes — et mutuellement hostiles. Les taoïstes n'ont pas tort au sujet du Dao. Ils ne sont simplement pas d'accord sur ce que cela signifie.

Utilisez-le : Quand la meilleure réponse à une situation est la patience et l'inaction stratégique — laisser les événements se dérouler plutôt que de forcer un résultat.


Cultivateurs Bouddhistes (佛门 Fómén) — Éveil par le Vide

Le système de cultivation bouddhiste suit le chemin du novice à l'être éclairé :

  • 沙弥 (Shāmí) — Moine Novice
  • 法师 (Fǎ Shī) — Maître du Dharma
  • 禅师 (Chán Shī) — Maître Zen
  • 律者 (Lǜ Zhě) — Gardien du Vinaya
  • 苦行僧 (Kǔ Xíng Sēng) — Moine Ascétique
  • 罗汉 (Luó Hàn) — Arhat
  • 菩萨 (Pú Sà) — Bodhisattva
  • 佛陀 (Fó Tuó) — Bouddha

Chaque rang correspond à une véritable étape ou rôle dans la pratique bouddhiste. Un Arhat (罗汉) dans le bouddhisme réel est quelqu'un qui a atteint le nirvana et échappé au cycle de la réincarnation. Un Bodhisattva (菩萨) est quelqu'un qui pourrait atteindre le nirvana mais choisit de rester dans le monde pour aider les autres — un stade plus élevé que l'Arhat dans le bouddhisme Mahayana, bien que pas dans le Theravada. Le drame préserve cette hiérarchie.

Un des points de l'intrigue les plus significatifs implique Xu Qi'an introduisant le Bouddhisme Mahayana (大乘佛法 Dàchéng Fófǎ) au monde à travers un débat philosophique avec le moine 度厄 (Dù È). Dans le monde du drame, le bouddhisme suit initialement seulement le chemin de libération individuelle semblable au Theravada — le chemin de l'Arhat vers l'illumination personnelle. Xu Qi'an, s'appuyant sur ses connaissances de sa vie précédente, introduit le concept Mahayana selon lequel la véritable illumination nécessite de sauver tous les êtres sensibles, pas seulement vous-même.

Cela reflète l'histoire bouddhiste réelle. La scission entre Theravada (小乘, le "Véhicule Inférieur" — un terme utilisé par les bouddhistes Mahayana, considéré comme péjoratif) et Mahayana (大乘, le "Véhicule Supérieur") a été l'un des développements les plus conséquents de l'histoire religieuse asiatique. Le drame comprime des siècles d'évolution doctrinale en un seul débat dramatique, et ce faisant, change fondamentalement la structure de pouvoir du système de cultivation bouddhiste au sein de l'histoire.

Les pouvoirs physiques des cultivateurs bouddhistes reflètent leur attainment spirituelle. Les moines de haut grade atteignent 金刚不坏之身 (jīn gāng bù huài zhī shēn) — le corps indestructible de diamant, un concept du Sutra du Diamant (金刚经). Leurs corps deviennent aussi durs que le diamant — non pas par un entraînement physique comme les artistes martiaux, mais par la purification spirituelle. Plus l'esprit est pur, plus le corps est dur. C'est l'exact inverse de l'approche de l'artiste martial : là où le 武夫 raffine le corps pour renforcer l'esprit, le bouddhiste raffine l'esprit pour renforcer le corps.

Idiome: 四大皆空 (sì dà jiē kōng) — "Les quatre éléments sont tous vides"

Signification : Les quatre grands éléments — terre, eau, feu, vent — qui composent le monde physique sont finalement illusoires. Rien de matériel n'est permanent.

Cette phrase vient de la tradition du Sutra du Cœur (心经) et capture l'intuition bouddhiste centrale : l'attachement au monde matériel est la racine de la souffrance. Dans le drame, les cultivateurs bouddhistes qui internalisent véritablement ce principe gagnent du pouvoir sur le monde physique précisément parce qu'ils reconnaissent son vide. Un moine qui croit sincèrement que le corps est illusoire peut recevoir une épée dans la poitrine sans fléchir — non pas parce que son corps est dur, mais parce qu'il comprend, à un niveau plus profond que la connaissance intellectuelle, que le corps n'est pas finalement réel.

四大皆空 est aussi la réponse bouddhiste au chemin de l'artiste martial. Le 武夫 rend le corps indestructible par le raffinement. Le bouddhiste rend le corps irrélevant par l'insight. Deux méthodes opposées, toutes deux aboutissant à un cultivateur qui ne peut être tué par des moyens physiques.

Utilisez-le : Quand quelqu'un atteint la liberté en relâchant son attachement aux choses matérielles — ou quand vous vous rappelez que les possessions physiques et les circonstances sont temporaires.


Sorciers et Enchanteurs (术士 Shùshì) — La Science comme Magie

Le système des sorciers est le plus pragmatique des chemins de cultivation, incorporant de véritables pratiques chinoises qui se situent à la frontière entre la science, la divination et le mysticisme :

  • 风水 (Fēng Shuǐ) — Géomancie : lire et manipuler le flux de qi à travers les paysages et les bâtiments
  • 望气 (Wàng Qì) — Observation du Qi : percevoir les émanations de qi des personnes, des lieux et des événements pour prédire les résultats
  • 炼金术 (Liàn Jīn Shù) — Alchimie : raffiner des matériaux et créer des artefacts magiques

Les sorciers sont basés dans le 司天监 (Sī Tiān Jiān) — l'Observatoire Céleste, qui était une véritable institution historique dans la Chine impériale. Le véritable 司天监 était responsable de l'observation astronomique, du calcul des calendriers, de la prévision météorologique et de l'interprétation des présages célestes pour l'empereur. Dans les dynasties Tang, Song et plus tard, l'Observatoire détenait un pouvoir politique significatif car la légitimité de l'empereur était liée au Mandat du Ciel (天命) — et l'Observatoire était l'institution qui lisait les messages du ciel.

Le drame prend le véritable 司天监 et demande : que se passerait-il si leurs prédictions n'étaient pas seulement des suppositions éclairées ? Que se passerait-il si les astronomes et les géomanciens avaient réellement une vue surnaturelle ? Le résultat est un système de cultivation basé sur l'observation, le calcul et la manipulation — la chose la plus proche de la science dans le monde du drame, mais une science qui fonctionne réellement comme de la magie.

Les sorciers dans Guardians of the Dafeng ne se battent pas avec des épées ou des poings. Ils mettent en place des formations basées sur des principes de feng shui, préparent des élixirs en utilisant des connaissances alchimiques, et prédisent l'avenir par l'observation du qi. Ils sont la classe de soutien dans un monde de cultivateurs combatifs — et l'un des plus dangereux, car vous ne pouvez pas combattre ce que vous ne pouvez pas prédire, et les sorciers peuvent prédire tout.

Idiome: 未卜先知 (wèi bǔ xiān zhī) — "Savoir avant de diviner"

Signification : Avoir une connaissance préalable des événements avant qu'ils ne se produisent — une intuition si aiguisée qu'elle dépasse la divination formelle.

Dans la Chine classique, 卜 (bǔ) se réfère à la divination utilisant des os oraculaires ou des tiges d'achillée — des méthodes formelles et ritualisées de prédiction de l'avenir. Savoir quelque chose 未卜先知 signifie que votre perspicacité est si développée que vous n'avez même pas besoin des outils rituels. Vous savez juste savoir.

C'est l'aspiration du sorcier. À des grades inférieurs, ils ont besoin de boussoles de feng shui, de cartes stellaires et d'équipements alchimiques. À des grades plus élevés, ils perçoivent le flux du destin directement. Les sorciers les plus puissants du 司天监 peuvent regarder une personne et voir son passé, son présent et ses futurs probables aussi naturellement que vous voyez son visage.

Utilisez-le : Quand quelqu'un démontre une prévoyance ou une intuition incroyable — l'ami qui sait toujours ce qui va se passer avant que cela ne se produise.


Pourquoi Cela Compte — Philosophie comme Pouvoir

Ce qui distingue Guardians of the Dafeng des autres drames de cultivation, c'est que les systèmes de pouvoir ne sont pas décoratifs. Ce sont des arguments. Chaque système incarne une réponse différente à la même question : quelle est la plus haute forme d'accomplissement humain ?

L'artiste martial dit : le corps perfectionné. Raffinez votre soi physique jusqu'à ce qu'il transcende les limites physiques. Le Confucéen dit : le mot perfectionné. Cultivez la vertu jusqu'à ce que votre discours porte le poids de la vérité. Le Taoïste dit : alignement avec la nature. Que ce soit par le détachement, l'embrassement ou le service, trouvez le Dao et le Dao vous portera. Le Bouddhiste dit : transcendance de l'illusion. Reconnaissez le vide du monde matériel et devenez libre. Le sorcier dit : compréhension du schéma. Observez, calculez, prédisez et manipulez.

Ce ne sont pas des inventions pour le drame. Ce sont les véritables positions philosophiques qui ont façonné la civilisation chinoise pendant plus de deux mille ans. Le 精气神 des arts martiaux, le 修身齐家 du confucianisme, le 无为 du taoïsme, le 四大皆空 du bouddhisme, le 风水望气 de la cosmologie chinoise — tout cela est réel, tout cela a été débattu par de véritables érudits et praticiens pendant des millénaires.

Xu Qi'an, en tant qu'artiste martial qui étudie des textes confucéens, débat avec des moines bouddhistes et s'allie avec des cultivateurs taoïstes, devient une synthèse vivante des traditions philosophiques chinoises. Son parcours à travers le Système à Neuf Grades n'est pas seulement une fantaisie de pouvoir — c'est une visite à travers l'histoire intellectuelle de la Chine, un coup de poing et un idiome à la fois.


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