游子吟
yóu zǐ yín
Chanson du fils errant
孟郊 (Meng Jiao) · Tang Dynasty · 751–814
Texte original
慈母手中线,
cí mǔ shǒu zhōng xiàn,
游子身上衣。
yóu zǐ shēn shàng yī.
临行密密缝,
lín xíng mì mì féng,
意恐迟迟归。
yì kǒng chí chí guī.
谁言寸草心,
shéi yán cùn cǎo xīn,
报得三春晖。
bào dé sān chūn huī.
Translation (French)
Le fil d'une mère aimante est dans sa main — des vêtements pour son enfant errant. Avant qu'il parte, elle coud avec des points serrés et denses, craignant qu'il ne tarde à revenir. Qui dit que le cœur d'un pouce d'herbe peut rembourser la chaleur de trois printemps de soleil ?
Contexte historique
Meng Jiao a écrit ce poème après avoir enfin réussi l'examen impérial à l'âge de 46 ans. Le poème est un hommage à sa mère, qui l'a soutenu et cru en lui à travers des décennies d'échecs et de pauvreté. Il est devenu le poème chinois par excellence sur l'amour maternel et est récité lors de la fête des mères dans le monde sinophone.
Analyse littéraire
Le poème crée sa puissance émotionnelle à travers une seule image concrète : une mère cousant des vêtements pour son fils qui part. Les "points serrés et denses" révèlent son anxiété — comme si coudre plus serré pouvait d'une manière ou d'une autre le garder plus près ou le protéger plus longtemps. La métaphore de clôture compare la capacité de l'enfant à rembourser sa mère à une brin d'herbe essayant de rembourser le soleil pour trois saisons de chaleur — une dette de gratitude impossible.
Forme
Ancient Verse (古体诗)
Thème
Love & Devotion